Christian Drevet Architecture

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l'architecture du paysage

CENTRE SPORTIF DE CROLLES Fiche technique Maître d’ouvrage : ville de crolles Maîtrise d’œuvre : Architecte : Christian Drevet Architecture Bet : Sechaud § Bossuyt Surface totale : 3989.00 m2 Coût : 4 657 485 euros ht Entreprises : Fondations spéciales : Keller Gros œuvre : Enbatra Dallages : Chape 38 Charpente et menuiseries métalliques : Gagne Couverture : Smac Acieroid Etanchéité : Sei Menuiserie bois : Gautier Menuiserie Plâtrerie : Laye Carrelage faïences : Carrelage réalisation Sols souples et sportif : Envirosport Peintures et revêtements muraux : Fontaines peintures Ascenseur : Thyssen Electricité : SP2E Plomberie chauffage ventilation : Christin Equipements sportifs : Nouansports Terrassements vrd : Colas Plantations : Espaces verts Dauphiné Photographe : Eric Saillet Matériaux : Façades : béton lazuré Bandes éclairantes : polycarbonate Danpalon ice Charpente métallique Couverture : bac acier Kalzip Revêtements intérieurs : bois (mélèze, sapin, châtaigner) Dispositions développement durable : Fossés de rétention ep Eclairement naturel périphérique Eclairement artificiel fluo assujetti à l’éclairement naturel Puits canadien Chaudière bois Eau chaude vestiaire solaire Sur-isolation thermique et mutualisation traitement acoustique Détecteurs de présence éclairage

L’architecture du paysage

Le site de Crolles est d’une exceptionnelle force géographique et tellurique. La Dent de Crolles d’un côté et le Massif de Belledonne de l’autre « donnent » tous les jours aux habitants, un spectacle auquel il est impossible de rester indifférent. Le contraste entre la planéité de la vallée et la dramaturgie topographique des montagnes, entre la condition humaine et le cadre naturel est saisissant et donnent toute sa tension et son identité au site de la ville en général et au Parc des Clapisses en particulier où s’implantera bientôt le futur équipement. L’architecture d’une construction humaine de taille importante « à découvert » au milieu de la vallée devra donc nécessairement se situer dans cette dualité fondamentale entre montagne et vallée, entre horizontale et verticale, entre paysage naturel et construction humaine. L’insertion paysagère de l’équipement et sa perception dans cette scène grandiose constituent une préoccupation majeure de notre projet. Il se trouve d’autre part qu’une grande part de l’harmonie de l’espace architectural intérieur des salles de sports réside aussi dans la qualité de la gestion du rapport des grandes surfaces planes et horizontales des sols sportifs avec les grandes hauteurs des parois verticales qui les entourent. Le dedans apparaît en quelque sorte comme une homothétie humaine du dehors naturel, une vallée dans la vallée. La réponse architecturale que nous proposons consiste donc à produire à l’extérieur une sorte d’analogie en forme et matière avec la montagne et d’utiliser cette configuration pour qualifier l’espace intérieur en dimensions, proportion, structure, et lumière. La forme ne « suit » pas la fonction mais la précède. Ainsi, l’édifice se présente sous la forme de bandes construites dont la silhouette et la découpe dans le ciel s’apparentent à celles de la montagne. On dénombre ainsi 3 bandes successives, issues d’un seul et même « massif », puis coupées et déplacées verticalement et horizontalement à la façon des failles ou des mouvements géologiques. Entre ces bandes s’insèrent 3 interstices qui les reconnectent et les remettent en relation. Du Sud au Nord, on trouve donc :

- Une première bande bâtie, très basse et à moitié enterrée, sert de perron et de rampe d’accès depuis le parking pour rejoindre le rez-de-chaussée unique et général à tout l’équipement. Cette rampe permet d’escalader le remblai rendu nécessaire à cause de l’impossibilité hydrogéologique d’enterrer l’équipement.

- Un interstice végétal prolongeant l’un des fossés de drainage présent sur le site et servant ici à récupérer et retenir les eaux de toiture. De petites passerelles permettent de le franchir et d’accéder à l’équipement depuis le perron. Cet interstice est planté de végétation aquatique et phytosanitaire, bambous, saules, roseaux, etc.

- Une deuxième bande bâtie, plus haute et plus complète contenant le hall d’entrée et le pôle bureau ainsi que l’ensemble des annexes, rangements, vestiaires, douches, sanitaires et locaux techniques.

- Un nouvel interstice prenant cette fois la forme et l’usage d’un espace de distribution mettant en relation fonctionnelle les annexes avec les salles de sport. Dégagement surdimensionné cet espace est aussi le lieu de rencontre des sportifs avant l’accès dans « l’arène ». Sa configuration trapézoïdale joue aussi pour eux sur les perspectives en les allongeant ou les raccourcissant suivant le sens de parcours et participant ainsi à l’expérience du lieu.

- La troisième bande bâtie, la plus haute et la plus large où se trouvent les deux salles de sport et les gradins. A l’image des montagnes les plus élevées, elle est recouverte d’une couche sommitale de « glace, de neige ou de brouillard » qui, en l’occurrence s’averre être l’épaisseur contenant à la fois la structure nécessaire à la grande portée et l’éclairage naturel sur toutes ses rives.

- Une dernière bande végétale très comparable à la précédente. Les qualités architecturales d’un tel principe conceptuel sont nombreuses et extrêmement synthétiques.

On peut dire par exemple :

- Qu’il forme un véritable système paysager avec, comme la montagne plusieurs plans avec les chaînes de massifs et leurs contreforts et que leurs différentes hauteurs permettent de résoudre « naturellement » l’habituelle dualité architecturale du gymnase et de ses annexes sans perte de volume inutile.

- Qu’avec ses fossés, il s’intègre à la logique du site actuel et de son système de drainage tout en traitant de manière ostentatoire le thème de l’eau, prérogative environnementale de tout premier ordre. La partition du parc et les cheminements piéton s’organiseront agréablement le long des petits canaux, en particulier celui qui doit rejoindre le futur quartier résidentiel, la rue François Mitterrand, et le groupe scolaire.

- Qu’il permet d’assumer le paradoxe d’une géométrie en plan nécessairement très orthonormé et efficace, celle des hommes, avec des élévations d’allure au contraire, fragmentées souples et aléatoires, plus proches de la nature.

- Qu’il assure en forme et échelle la transition entre la zone d’activité avec « ses grandes boîtes » et les secteurs d’habitation avec leur tissu pavillonnaire. Qu’il semble même, en plus, leur donner sens et qualité sans les toucher directement.

- Que malgré des apparences fantaisistes, la toiture en s’hérissant opportunément là où il faut, respecte la logique structurelle des moments d’inertie. Ainsi la forme de la toiture, véritable signature, mainte fois glissée et décalée, relève d’une généalogie technique qui la rend résultante plutôt que plastique. Ceci la rend « naturelle », car, en effet, qui a dessiné la montagne ? Personne, seulement les lois techniques de la Genèse.

- Qu’il conduit l’ensemble des bandes bâties à s’implanter tout naturellement de façon quasi-tangentielle au mail planté qui va suivre la courbe de la rue du Moulin sur toute sa longueur. Au droit de l’équipement, ce mail accueillera alors les parkings qui lui seront nécessaires. Puisque le plan masse du parc ne fait pas l’objet d’un plan arrêté une fois pour toutes mais plutôt d’un processus temporel.

Les matériaux de l’architecture

Pour accompagner cette architecture du paysage le choix des matériaux constituant son enveloppe est au moins aussi important que sa silhouette. Les murs périphériques en béton armé sont conçus comme une pixellisation des parois de la montagne. La trame de cette pixellisation dépendra des banches de coffrage utilisées dont les joints resteront apparents. Le traitement de surfaces, lazuré, s’applique sur chacune des parties du calepinage constructif en utilisant les couleurs de la montage. La pixellisation brouille le rapport d’échelle bâtiment / montagne. On vise, là aussi, la recherche d’effets découlant « automatiquement » des procédés techniques utilisés. Quelques percements aléatoires rectangulaires issus de ce calepinage offriront çà et là des vues particulières. La toiture s’appuie sur une structure métallique légère et se revêt d’une couverture en bardage aluminium étanche de type KAL-ZIP dont les pliures souples et arrondies et la couleur naturelle s’apparentent parfaitement aux glaces, neiges et nuages couvrant les plus hautes montagnes. Dans les grandes salles de la bande centrale, l’épaisseur de la structure entièrement revêtu de polycarbonate admet à l’intérieur et tout azimut une lumière possédant les qualités du zénithal sans les inconvénients. La sous face horizontale de la structure formant une sorte de plan virtuel neutre entre le mouvement des sommets des murs et de la toiture accueille les éléments de chauffage radiant et d’éclairage. L’ensemble constitue une toiture intelligente qui règle, comme un épiderme, naturellement ou artificiellement les ambiances intérieures. Sur la bande de l’entrée et des annexes, la structure, plus simple, se limite à quelques pannes. Suivant les besoins les plafonds s’établissent à différentes hauteurs. Les bandes vitrées, devenues inutiles disparaissent pour laisser aux percements aléatoires le soin d’éclairer. Ils sont donc plus nombreux et sont parfois, au droit du hall d’entrée, équipés de panneaux de verre coloré, ce qui, avec le petit pont, en souligne la présence sans recours à des dispositif spécifique, auvent ou autres, qui « dénatureraient » notre architecture paysagère. A l’intérieur les couleurs des panneaux colorés peignent autant de tableaux différents sur le Massif de Belledonne. A l’intérieur des deux salles un revêtement bois protège l’isolation et apporte une ambiance chaleureuse. En partie haute sur les parois longues le revêtement est disjoint pour parfaire l’acoustique déjà prise en charge par la sous toiture. Les gradins seront également équipés de sièges en bois. Des percements de formes ovoïdes, mettant en communication bandes et interstices, évoquent grottes et cavités rupestres de la montagne.

Lieu
crolles 38
  • l'architecture du paysage: Salle de sport de style  par Christian Drevet Architecture

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