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Exemples d'architecture brutaliste

Homify Rédaction Homify Rédaction
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Suite à notre article qui retraçait l'histoire du mouvement moderne en architecture, nous avons décidé de poursuivre cette leçon impromptue de l'Architecture du XXe siècle avec ce livre d'idée qui s'intéresse au courant brutaliste. Ce mouvement controversé, qui a connu ses heures de gloires dans le monde anglo-saxons des années '50 jusqu'à la fin des années '70, a en effet eu un impact magistral sur la scène internationale du design contemporain. Aussi, comme pour l'article précédent, nous utilisons des photographies des projets de nos experts homify qui reprennent les influences, les idées et les formes du Brutalisme afin de vous permettre de bien saisir le caractère manifeste et, sans mauvais jeu de mot, brutal de ce dernier.  

Historique

 de style  par Bernard Khoury / DW5
Bernard Khoury / DW5

Plot # 2251 & 1314

Bernard Khoury / DW5

C'est sans grande surprise que l'on découvre que le Brutalisme est issu du mouvement de l'architecture moderne. Plus précisément, ​le courant est influencé par le travail emblématique de l'architecte français Le Corbusier, en particulier pour ses projets d'envergure comme les Unités d'habitations de Marseille et de Berlin ainsi que l'architecture magistrale de Chandigarh, en Inde. D'ailleurs, le terme brutaliste dérive de la description du Corbusier de la matérialité de ses projets : des façades de béton brut, c'est-à-dire un béton sans revêtement, laissé à son état naturel, sauvage. 

Ces idées d'une architecture au visage primitif et aux formes simples et fortes inspire le critique et théoricien d'architecture anglais Reyner Banham ainsi que toute un groupe de nouveaux architectes anglais au début des années '50, suite à la décadence progressive du mouvement moderne. Ainsi, des têtes de proues du design de l'époque, comme le couple de créateurs Alison et Peter Smithson ainsi que leurs acolytes de la Team X feront un pied de nez au mouvement formaliste de l'époque, cherchant à affirmer qu'une belle architecture pouvait se démarquer non seulement par l'aspect esthétique des ses matériaux et revêtements mais par la force de ses formes. Le mouvement gagnera en importance et fera des petits un peu partout dans le monde occidental, principalement en Europe et en Amérique. Cependant, au tournant des années '70, il deviendra beaucoup moins populaire au profit de l’avènement du Post-Modernisme, amené par le critique d'architecture Charles Jencks et l'autre couple célèbre de l'architecture du XXe siècle Robert Venturi et Denise Scott Brown.

Intentions

Maisons de style  par J.MAYER.H

​Comme mentionné précédemment, le mouvement brutaliste cherche questionner les valeurs esthétiques de l'architecture de son époque. Il tente de créer un contraste face à la résurgence du formalisme maniérée ainsi que l'ornementation lié au mouvement néo-beaux-arts de l'époque. Ces idées s'inscrivent dans l'intense situation socio-économique de l'époque : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les besoins de nouvelles constructions sont criants, compte tenu du nombre important de bâtiments endommagés ou carrément détruits par les bombardements dans les villes européennes. Le Brutalisme s'applique ainsi a développé un nouveau langage basé sur la répétition et les matières brutes afin de répondre de manière rapide et peu coûteuse aux exigences de la population. Cet aspect social du projet brutaliste se liera d'ailleurs aux partis politiques de gauche, prônant le socialisme ou le communisme. C'est pour cette raison que l'on retrouvera aussi beaucoup de projet aux formes brutalistes dans les pays de l'ex-URSS, et ce, du début des années '50 jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989.

Formes

​La volumétrie des bâtiments est vraisemblablement au cœur du projet brutaliste. En effet, les bâtiments brutalistes présentent tous des caractéristiques similaires qui les rendent facilement reconnaissables. Le soucis d'économie (des coûts mais aussi des gestes) entraîne la création de formes géométriques simples, très souvent cartésiennes, quoique certains architectes du mouvement, comme Marcel Breuer, ont inclus des formes courbes afin d'adoucir le visage de leurs bâtiments. 

De plus, puisque la majorité des projets brutalistes sont des bâtiments institutionnels ou collectifs, leur architecture observe des proportions relativement impressionnantes qui, couplées aux formes simples, génère une monumentalité presque écrasante, qui ne laisse personne indifférent. Finalement, la répétition régulière des modules et des éléments constructifs créent un rythmique typique qui donne une musicalité étonnante à ces géants de bétons. Un exemple saisissant de ce vocabulaire brutaliste est très certainement l'hôtel de ville de Boston, réalisé par les architectes Kallmann McKinnell & Knowles en 1969.

Matérialité : le béton brut…

Espaces commerciaux de style  par Studio MK27

Bien sûr, la matérialité de prédilection des architectes brutalistes est le béton coulé sur place : une solution économique et simple, suggéré par les volumes massifs simples qui se répètent. Cependant, malgré l'aspect en apparence brut et sans prétention des façades, il y a pourtant un jeu de texture intéressant travaillé par les architectes. En effet, à l'aide de coffrages en panneaux de bois qui moulent les murs de bétons, les surfaces sont texturées et organiques. De la même manière, la variété de teintes minérales que prend le ciment ainsi que les différentes tailles et couleurs d'agrégats génèrent des parements uniques, qui élèvent le caractère banal qui était autrefois associé au béton.

..mais pas uniquement!

 de style  par homify
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Centre Georges Pompidou – Renzo Piano

homify

(Photographie : Tamás Mészáros)

​Cependant, le béton n'est pas le seul matériau utilisé par le Brutalisme. En effet, les architectes Alison et Peter Smithson utiliseront la brique, l'acier et le verre de manière à donner leurs bâtiments le même caractère brut et dés-ornementé que leurs équivalents en béton. Aussi, le projet emblématique pour le Centre Georges-Pompidou par les architectes d'exception Renzo Piano et Richard Rogers est considéré par plusieurs critiques d'architecture comme un projet fondamentalement brutaliste de par le traitement des façades qui met à l'avant les éléments structurels  et les conduits techniques. Cet exemple exprime aussi bien la puissance et la monumentalité des projets brutalistes.

Réception critique

Architecture: Musées de style  par V&V Photography
V&V Photography

Architecture

V&V Photography

​Bien qu'il aura ses fiers partisans, le mouvement brutaliste aura aussi de nombreux détracteurs, comme suggéré précédemment. En effet, si certains y voit un projet social monumental qui exacerbe les passions et redéfinit l'esthétique de l'espace architectural, d'autres y voient une série de monstres de béton, trop inhospitaliers et qui vieillissent mal, souvent laissés à l'abandon. Certains critiques iront même jusqu'à associer le visage froid des façades aveugles en béton aux mouvements politiques totalitaires de l'époque. Ainsi, l'imagerie radicale du Brutalisme sera rattaché au Bloc de l'est, communiste, alors que le reste du monde occidental se tournera vers les projets exubérants que leur offrira le Post-Modernisme, dans la quête d'une architecture Pop, colorée et ornementée.

Le brutalisme aujourd'hui

Bien que le mouvement brutaliste a été interrompu au courant des années '70, il reste que ce dernier à laisser un héritage de taille à l'architecture contemporaine. D'une part, suite à la critique de l'époque, plusieurs architectes brutalistes ont adaptés leur projets en leur donnant une douceur plus accueillante, tout en conservant leur aspect monumental. D'une autre part, beaucoup de projets contemporains se sont réappropriés les bâtiments brutalistes laissés à l'abandon à l'aide d'interventions de couleurs et de matériaux qui permettent une meilleur appropriation par les usagers. Finalement, couplées aux enseignements du modernisme et du minimalisme, beaucoup de leçons du Brutalisme sont, encore de nos jours, utilisées par les architectes contemporains pour créer des projets aux lignes fortes et aux matériaux saisissants.

Et vous, que pensez-vous de l'architecture brutaliste?
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